Chauffeur routier

Tesla s’attaque au PL

Jusqu’ici relativement confidentiel, le marché des camions électriques pourrait toucher un plus large public sous l’impulsion de Tesla, qui pourrait commercialiser un véhicule dès l’an prochain.
L’idée d’un camion électrique n’est pas vraiment une nouveauté, elle trotte même dans la tête des transporteurs depuis de nombreuses années et a débouché sur plusieurs modèles plus ou moins réussis. 

Citons notamment le Maxity électrique de Renault Trucks, commercialisé depuis 2011, le Renault Trucks D électrique, testé depuis 2015, ou encore les modèles du constructeur britannique Smith, à savoir Newton et Edison.


Mais, jusqu’ici, aucun de ces camions n’a réellement su trouver sa place sur un marché de masse. 

La raison le plus souvent avancée tient à leur coût, mais aussi aux performances limitées des batteries, réduisant l’autonomie des véhicules. Sans compter quelques ratés médiatisés, comme les bennes à ordure PVI… rendues trop larges par leurs batteries et incapables de circuler dans les petites rues de Paris.

« Dès l’année prochaine »

Pourtant, à mesure que le véhicule électrique au sens large prouve sa fiabilité, mais aussi que l’autonomie des batteries s’améliore, de plus en plus de constructeurs s’intéressent au sujet. Et c’est Tesla qui devrait être le prochain acteur à entrer en piste. 

Le spécialiste américain de la voiture électrique l’avait en fait plus ou moins annoncé dès 2006 par la voix de son PDG, le visionnaire Elon Musk. C’est aussi lui qui a repris la parole récemment pour préciser que l’arrivée de son camion, mais aussi de son bus électrique, se ferait à très court terme, courant 2017. « En plus des véhicules privés, il y a deux autres sortes de véhicules électriques nécessaires : des gros camions et du transport urbain à forte densité de passagers. 

Les deux sont dans les premiers stades de développement chez Tesla et devraient être prêts à être dévoilés l’année prochaine », a-t-il expliqué. Elon Musk assure que ses camions pourront occasionner « une réduction importante du coût du transport de fret, tout en augmentant la sécurité », ajoutant par ailleurs que son but ultime était de rendre ces véhicules totalement autonomes — mais c’est un autre sujet.

L’autonomie reste un souci

Par « dévoilés », on ne sait pas très bien ce que le patron de Tesla entend. Il ne pourrait peut-être pas encore s’agir d’une commercialisation, mais la marque a l’habitude de vendre ses modèles très peu de temps après leur présentation. 

Devancera-t-elle ses concurrents, comme elle l’a fait avec ses voitures ? C’est possible. Et cela pourrait incontestablement prendre des parts de marché aux constructeurs traditionnels, lesquels se mettent en ordre de bataille pour ne pas perdre celle-là. 

À commencer par Daimler ; la filiale de Mercedes-Benz vient de dévoiler son Urban e-truck, pouvant transporter jusqu’à 25 tonnes de charge, et qui arbore des moteurs placés à côté des roues. Les batteries permettent une autonomie de 200 kilomètres : en ville, cela suffit. Pour de longs trajets, c’est plus compliqué. Même problème pour le Fuso e-Canter de Mitsubishi, camion plus petit en test actuellement en Europe : l’autonomie pose encore problème. 

En tout état de cause, aucune de ces deux marques ne serait prête à commercialiser ces véhicules avant 2020. Ce qui laisse potentiellement le temps à Tesla de prendre une part non négligeable du marché des camions électriques, si tant est que son prototype soit aussi réussi que ses dernières voitures individuelles…

Source : Michelin, Daimler

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